•   PAULINE PERPLEXE

     

    Pauline Perplexe est le nom d'une ancienne maison familiale située à Arcueil, gérée par des artistes et reconvertie en un lieu indépendant de production artistique et d’exposition depuis 2015.

     

    La dynamique de ce lieu et sa construction au quotidien, se nourrissent des tropismes de chacun. L'espace est réparti sur deux niveaux en ateliers et salles d'expositions et se combine sans cesse différemment, selon les exigences et la singularité  de chaque projet. La programmation prend des formes multiples: concerts, lectures, expositions, projections et autres initiatives. En invitant des artistes d'horizons variés à se saisir de cet espace comme d’une plateforme, Pauline Perplexe veut favoriser l'essaimage d'une scène naissante et construire les meilleures conditions possibles d’expérimentation et d’émergence de nouvelles formes.

     

    Le contexte géographique du pavillon occasionne un type d'échanges basé sur des relations de proximité et de coopération. Les liens tissés avec les entreprises du secteur de l’artisanat et les établissements scolaires  créent un terrain propice à engendrer de nouvelles perspectives chez les artistes.

     

    Ce projet a été rendu possible grâce à l'association Plateau Urbain et au soutien de la mairie d’Arcueil.

     

    http://www.plateau-urbain.com/

    http://www.arcueil.fr/

     

    Horaires d'ouvertures, sur rendez-vous.

  • PLAN / CONTACT

     

    90 Avenue de la convention

    94110 ARCUEIL

    RER B. Station Laplace

     

    paulineperplexe@gmail.com

    tel: 06.67.28.86.97

    ou: 06.61.70.37.22

     

    RER B - STATION : LAPLACE

    Chatelet-les-halles / Laplace: 13min

  •   LES RÉSIDENTS

 

L'INCOMPATIBLE VUGO

L’incompatible Vugo - exposition proposée par Cécile Bouffard - Avec Jean Luc Blanc, Karolina Krasouli, Patricio Lima Quintana, Cécile Bouffard, Philip Vormwald, Camille Vivier, Livio Mosca et Isabelle Cornaro. Je ne suy ni un vougier, ni un uca, encore moins un goliard et loin d’un oblat. Je me faufile parmi les vantails et me fiche des flèches et des umbos. Je crèche de gariote en gariote et vous observe par les oculus. Je me suy enfuie, la peau couleur vermillon d’avoir tant couru. Je me fais appeler comme vous savez et je répète sur les chemins : « Ô Grande Urma Vêpres ! ». Je ne croy plus, je regarde. J’ai veü des hordes de gabares auxquelles on avait coupé la langue débarquer sur le rivage. Le service d’ost ne me parut pas raison suffisante au massacre et aux noyades. J’ai retrouvé les mien.nes, chassé.es par le vidame, errant sur les routes boueuses. On vëoit leurs derniers atours portés à même la peau unifier les auberges encerclées de flaques. Les germandrées des murs s’accordaient à leurs postures las. J’ai oï derrière les flancs de la montagnes des odelettes aux larmes. On y pleure plus lentement dans les longs champs verdastres. Les ulmaires se gorgent de l’eau salée pour ne jamais faner. J’ai visité des appartements en forme de tribunal où les enfant.es étaient forcés de s’employer à transformer des roses en girasol. Les mineur.es en attrapaient des onglées de se concentrer sur des pétales. Je n’ai pas veü particulièrement plus d’écus en ce pays, riche en vélvotes mortes au demeurant. J’ai subi l’ulcère pour cause d’un labyrinthe monochrome en amont de la rivière. Le goemon s’y déposait en formes étranges. Mes yeux opilés n’y pouvaient voir à plus d’un lieu. On m’attacha. J’ai été transportée les membres liés au son des vilanelles. Une population ichthyophage me ramassa sur un rivage comme on décroche l’usnée des arbres. On m’y enseigna les arts de la construction navale, j’ai couché sous les coques comme sous les galetas. Puis je suy partie à la voile. J’ai écouté craquer l’orin. La varangue éclater. Je suy passée par dessus bord en rêvant d’ubiquité pour contrer la mort. Me suy gaudie. Sur les parois de l’abris j’ai veü les reflets des ondées des jours durant. Je me prénomme Vugo, je suy une vigoureuse ulage et gaupe si vous voulez. Je n’estoie pas vacillante, pas ulcion, pas gausserie, pas orgoil. Qui savrat qui je suy et si je venoie d’hui ? Clara Pacotte ___________________________
Jean Luc Blanc, Miam-miam, 2018, huile sur toile Camille Vivier, Sans-titre , 2017, photographie Patricio Lima Quintana, With no words, with no song, you can dance the dream with your body on, 2017/2018 Karolina Krasouli, La rose, 2013, 3min, film super8 numérisé Philip Vormwald, Sans-titre, 2018, graphite sur papier Cécile Bouffard, Follow me, 2018, bois, peinture, latex Livio Mosca, Patience sauvage, 2018, pièce sonore, 35 minutes Isabelle Cornaro, Reproductions (Subtearanean #2), 2018, spray peinture acrylique sur mur